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Protégeons la biodiversité menacée des Outre-mer
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Session d’informations pour les douaniers à Saint-Martin
Le 13 janvier 2023, l’association des gestion de la Réserve Naturelle Nationale de Saint-Martin a organisé une réunion de sensibilisation à destination des douaniers. L’occasion d’aborder notamment les suivis ichtyologiques, les nurseries artificielles, le dispositif participatif « Yeux des Mérous » et la nouvelle plateforme d’observation participative Faune sur l’île de Saint-Martin.
Au total, une dizaine de personnes ont répondu présents !
Session d’informations aux douaniers – AGRNSM

Les BioHuts

Les BioHut sont des nurseries artificielles : des petits habitats d’une grande complexité installés pour permettre aux jeunes stades larvaires de se cacher des prédateurs et de grandir toute sécurité.

Ces BioHut limitent la prédation en permettant aux juvéniles ou post-larves de se cacher à l’intérieur de ce système composés de barrières bloquant le passage aux gros prédateurs. Un autre bénéfice de ce système est l’apport en nourriture au sein même de l’habitat, devenant le support où se développe une faune et une flore diversifiées (grilles, coquilles d’huîtres vides, cordages en fibres de coco…).

Faciles à mettre en place (40 BioHut par jour) et composés de bois, d’acier et de coquilles de mollusques, ces BioHut peuvent être installés sur des infrastructures portières ou des marinas pour en restaurer la fonction écologique de nurserie perdue par l’aplanissement du substrat.

A Saint-Martin, 6 nurseries artificielles ont été installées sur des structures telles que des habitats artificielles, des mouillages, un ponton et dans la mangrove.

Nurseries artificielles – AGRNSM

Les Yeux des Mérous

« Les Yeux des Mérous » est un dispositif participatif mis en place par l’AGRNSM dans le cadre du projet européen LIFE BIODIV’OM. Ce réseau participatif d’observateurs permet aux différents acteurs tels que les plongeurs, les pêcheurs ou les baigneurs de transmettre leurs observations de mérou de manière participative. Ceci favorisera l’accumulation de donnée, notamment sur le Mérou de Nassau et le Mérou géant mondialement menacés, tout en sensibilisant les différents publics.

Faune Saint-Barthélemy Saint-Martin et Faune-Antilles

Faune-Saint-Barthélémy-Saint-Martin et Faune-Antilles sont des nouveaux portails de sciences naturalistes participatives qui regroupent les données de faune transmises par tous les publics, du simple citoyen au naturaliste averti en passant par les gestionnaires d’espaces protégés, sur différentes îles des Antilles françaises telles que Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

52 couples de Tuit-tuit protégés en 2022 grâce aux actions de dératisation !
Depuis 4 ans, la SEOR mène des actions de dératisation sur le Massif de la Roche Ecrite dans le cadre du projet Life BIODIV’OM afin de protéger l’Echenilleur de La Réunion, un oiseau endémique menacé d’extinction. Retour sur le bilan des actions menées en 2022.
Piège A24 – AnnieDick

Résumons les chantiers participatifs de 2022 en quelques chiffres :

  • 18 nuits passées à la Roche-Ecrite et 47 journées de dératisation
  • 142 bénévoles et 15 Chefs de brigade investis en 2022
  • 72% de cette action est réalisée grâce aux bénévoles
  • 35 pièges A24 déployés
  • 1063 hectares dératisés via les chantiers participatifs (contre 60 hectares en 2003

En 2022, 52 couples connus de Tuit-tuit ont été protégés ! (contre 7 couples en 2003)

Pour en savoir plus sur les actions de protection du LIFE BIODIV’OM sur l’espèce

Tuit-tuit – Franck THERON

Les opérateurs touristiques sensibilisés à Saint-Martin

Le 10 et le 12 janvier 2023, l’association des gestion de la Réserve Naturelle Nationale de Saint-Martin a organisé des réunions de sensibilisation à destination des opérateurs touristiques hollandais et français. L’occasion d’aborder notamment le dispositif participatif « Yeux des Mérous » et la nouvelle plateforme d’observation participative Faune sur l’île de Saint-Martin.
Au total, 13 structures touristiques hollandaises et 9 opérateurs français ont répondu présents !
Réunion de sensibilisation des opérateurs touristiques – AGRNSM

Les Yeux des Mérous

« Les Yeux des Mérous » est un dispositif participatif mis en place par l’AGRNSM dans le cadre du projet européen LIFE BIODIV’OM. Ce réseau participatif d’observateurs permet aux différents acteurs tels que les plongeurs, les pêcheurs ou les baigneurs de transmettre leurs observations de mérou de manière participative. Ceci favorisera l’accumulation de donnée, notamment sur le Mérou de Nassau et le Mérou géant mondialement menacés, tout en sensibilisant les différents publics.

Panneau sur le dispositif « Yeux des Mérous » sur l’îlet Tintamarre – AGRNSM

Faune Saint-Barthélemy Saint-Martin et Faune-Antilles

Faune-Saint-Barthélémy-Saint-Martin et Faune-Antilles sont des nouveaux portails de sciences naturalistes participatives qui regroupent les données de faune transmises par tous les publics, du simple citoyen au naturaliste averti en passant par les gestionnaires d’espaces protégés, sur différentes îles des Antilles françaises telles que Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

Finalisation et standardisation du protocole de suivi des Crabiers blancs nicheurs à Mayotte
Depuis 2010, le Groupe d’Études et de Protection des Oiseaux de Mayotte suit sur le territoire la population de héron Crabier blanc, l’oiseau le plus menacé de l’île. Grâce à la multiplication de ses actions, aux avancées technologiques et à un effort d’optimisation des méthodes, l’association possède aujourd’hui un protocole standardisé pour estimer à long terme et avec fiabilité l’évolution de la population nicheuse de Crabiers blancs sur le territoire.
Héronnière en mangrove – DroneGo

Un comptage pas si facile

Durant la saison de reproduction à Mayotte, d’octobre à mars, les Crabiers blancs se rassemblent dans des colonies mixtes, nommées héronnières, à la cime des palétuviers. Ces colonies sont principalement partagées avec les Hérons garde-bœufs. Depuis 2010, l’association GEPOMAY suit et recense ces populations nicheuses.

Le GEPOMAY recense à ce jour les populations nicheuses de Crabiers blancs par photographie aérienne et décomptes des nids actifs. Le protocole de suivi est cependant soumis à des biais pouvant mener à une sous-estimation des populations nicheuses comme l’orientation du drone pouvant dissimuler certains nids derrière des branchages ou la luminosité qui peut empêcher l’identification de l’espèce présente sur le nid. Certains nids sont alors non repérables ou non identifiables comme actifs lors du photo-comptage.

Durant la saison de reproduction 2021-2022 et en parallèle du suivi classique, de nouveaux protocoles ont donc été expérimentés pour corriger ces biais.

Une nouvelle technique plus précise !

La présence d’individus Crabiers blancs sur leurs nids étant très variable d’un jour à un autre, tout au long de la saison de reproduction ; il a été décidé d’utiliser une méthode statistiquement adaptée : la méthode de Capture-Marquage-Recapture permet de réduire les biais d’estimation d’abondance. Différents modèles de CMR ont été testés statistiquement puis comparés pour conclure sur l’estimation la plus juste possible des populations.

La mise en place d’un protocole expérimental de suivi des couples nicheurs a porté ses fruits pour la saison 2021-2022 : l’ancien protocole comptabilise 325 couples reproducteurs contre une estimation de 415 couples avec la CMR !

Cette méthode innovante réalisée sur les nids actifs et sur photographie aérienne permet donc d’augmenter la précision du photo-comptage en estimant les nids actifs non comptabilisés. Le protocole mis au point par le CEFE et le GEPOMAY est de plus non-invasif, donc sans dérangement des individus, et standardisé, c’est-à-dire réplicable d’année en année et sur d’autres colonies d’Ardéidés.

Un protocole en plusieurs étapes

  • Prospection des colonies

En début de saison de reproduction un survol des mangroves de l’île en ULM permet de repérer les colonies actives à suivre. Un vol de contrôle est également réalisé en milieu de saison pour détecter de potentiels abandons de colonie, déplacements ou créations tardives de nouvelles colonies.

  • Suivi drone

Les survols d’une colonie par drone sont réalisés 10m au-dessus de la canopée, lors de sessions régulières et selon un plan de vol bien déterminé. Les sessions comprennent sont obligatoirement réalisées sur trois jours consécutifs. Selon la taille de la colonie et pour recouvrir toute la zone d’étude, entre 10 et 100 photographies sont prises par survol.

  • Photo-montage

Après un travail de tri des photographies, les clichés sélectionnés pour chaque survol sont assemblés sur ordinateur pour obtenir un panorama de l’ensemble de la héronnière à un jour J. L’assemblage peut être automatique par détection de points de coïncidence grâce à un logiciel ou manuel si la détection est impossible.

  • Photo-comptage

Sur les panoramas sont pointés et comptés : tous les Crabier blancs reconnus (adulte /immature/juvénile), les nids actifs et les individus non identifiables.

  • CMR

Les nids actifs sont comptabilisés sur chaque panorama et la session de trois jours comportant le plus de nids actifs est choisie pour l’analyse CMR. Sur le panorama du premier jour, chaque nid actif identifié est marqué d’un numéro unique (Captures-Marquages). Sur les panoramas des deux jours suivants, chaque nouvelle identification d’un nid actif entraîne un marquage (Recaptures-Marquages).

Chaque nid ayant été identifié comme actif sur au moins l’une des trois journées possède donc un marquage différent. L’analyse CMR permet d’estimer combien de nids actifs n’auraient pas pu être détectés la veille ou le lendemain et donc estimer le nombre de nids actifs réels au sein de la colonie en palliant les biais d’observateur.

Application de la CMR sur un panorama aérien : on distingue la superposition des pointages réalisés sur les 3 jours d’une session grâce au logiciel QGis :

  • Rouge : Nid repéré actif au J1
  • Orange : Nid repéré actif au J2
  • Jaune : Nid repéré actif au J3
  • Étoiles numérotées : Marquage unique sur chaque nid actif

Les Hérons garde-bœufs ne sont pas pointés.

Un nid actif correspond à un couple donc deux individus reproducteurs : on estime donc, pour la saison de reproduction 2021-2022, 830 Crabiers blancs reproducteurs parmi les cinq héronnières de notre île.

En parallèle des actions de protection, la conservation d’une espèce nécessite de suivre l’évolution donc la tendance de ses populations. Les tendances de population permettent de visualiser l’abondance d’une population d’une année sur l’autre. Grâce à ce protocole standardisé et comparable d’année en année, la saison 2021-2022 est donc considérée comme la saison de référence pour modéliser une tendance des populations de Crabiers blancs à Mayotte.

En estimant la dynamique des populations de Crabiers blancs à Mayotte, il sera possible d’évaluer les impacts des actions de protection mise en place dans le cadre du Plan National d’Actions et du Life BIODIV’OM. Cette espèce étant considérée comme une espèce parapluie, sa gestion et sa protection par le GEPOMAY permettent également d’agir positivement sur ses milieux et les autres espèces qui y sont inféodées.

 

La LPO en mission de coordination dans les Antilles
Du 29 novembre au 9 décembre 2022, la coordinatrice du Life BIODIV’OM, Delphine MORIN, s’est rendue en Martinique et à Saint-Martin. Cette mission a eu pour objectif de faire le point avec les équipes de la Réserve Naturelle Nationale de Saint-Martin et celles du Parc naturel régional de la Martinique sur les actions en faveur des mérous à Saint-Martin et sur le Moqueur gorge blanche en Martinique.
La coordinatrice du LIFE BIODIV’OM de la LPO avec les équipes du Parc naturel régional de la Martinique – LPO

En Martinique : focus sur les actions de lutte contre les prédateurs

Au cours de la mission, la coordinatrice du Life BIODIV’OM a accompagné les équipes du Parc naturel régional de la Martinique, en pleine session de piégeage au sein de la réserve afin de protéger le Moqueur gorge blanche.

Après une première campagne effectuée entre avril et juillet 2022, la PNRM effectue une seconde campagne en cette fin d’année. Au total, au cours de la mission, 58 cages et 58 pièges mécaniques A24 ont été mis en place sur la zone de Pointe-Rouge et Château Dubuc et sur des parcelles sélectionnées pour la plantation du corridor écologique.

Des échanges ont également eu lieu entre la coordinatrice et le PNRM sur les suivis des effectifs et de reproduction du Moqueur gorge blanche, sur la création du corridor écologique ainsi que sur les portails Faune-Martinique et Faune-Antilles.

La coordinatrice nationale du LIFE BIODIV’OM et la coordinatrice du LIFE en Martinique près du panneau mis en place dans le cadre du projet – LPO

A Saint-Martin : focus sur le déploiement de Faune-Saint-Barthélemy-Saint-Martin

Depuis début novembre 2022, la LPO et la Réserve Naturelle Nationale de Saint-Martin ont fait appel à un expert ornithologue pour établir un état des lieux actualisé de l’avifaune à Saint-Martin, notamment dans le but d’identifier des sites importants pour la conservation des oiseaux. La coordinatrice du LIFE BIODIV’OM a donc profité de cette mission pour faire le point avec notre expert et l’AGRNSM sur les portails Faune déployés en cette fin d’année 2022.

Une visite de terrain a également été effectuée afin de voir les panneaux de sensibilisation installés sur les sites stratégiques de l’île. Enfin, des échanges ont eu lieu entre la coordinatrice du Life et l’AGRNSM afin de faire le point sur les avancées des actions déployées dans le cadre du projet.

Vincent LEMOINE, expert ornithologue, sur le terrain à Saint-Martin – LPO

Une coordination nationale

Le Life BIODIV’OM est un projet européen déployant des actions sur cinq territoires ultramarins au sein desquelles des bénéficiaires réalisent les actions de conservation et de protection du projet. C’est le cas de l’AGRNSM à Saint-Martin et du PNRM en Martinique. Afin de pouvoir respecter les délais, le déroulement des actions et le budget associés au projet, la coordination nationale du Life a été confiée à la LPO, forte d’une expérience sur de nombreux projets européens.

La coordinatrice nationale du LIFE et la coordinatrice du LIFE à Saint-Martin – LPO

Des visites régulières

Afin de pouvoir s’assurer du bon déroulement des actions, le projet prévoit des missions de coordination dans tous les territoires ciblés par le projet au cours des 5 ans. Ces missions permettent de faire un point sur les avancées techniques et financières du projet.

Une mission ornithologique en cours sur l’île de Saint-Martin !
Depuis le 2 novembre 2022, la LPO a fait appel à un expert ornithologue afin de contribuer à la réalisation de certaines actions du projet Life BIODIV’OM. Pendant plus de 3 mois, Vincent LEMOINE effectuera un état des lieux de l’avifaune de l’île, identifiera les zones prioritaires pour la conservation des oiseaux à Saint-Martin et participera à l’alimentation et la promotion du nouveau portail de sciences naturalistes : Faune-Antilles.
Vincent LEMOINE sur le terrain – Brenton Larmonie (RN Saint-Martin)

Les Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux

Les ZICO sont l’équivalent français des IBA (Important Bird Areas). Ce sont des sites qui sont identifiés comme importants pour certaines espèces d’oiseaux car utilisés comme aire de reproduction, d’hivernage, d’alimentation ou de migration. La désignation de ces sites en ZICO ne représente pas directement un statut juridique de protection mais reste un argument essentiel pour en obtenir un par la suite.

Pour pouvoir être identifié comme un site ZICO, plusieurs critères sont nécessaires tels que la nécessité pour le site d’accueillir un nombre significatif d’individus d’une espèce menacée ou portant un intérêt mondial ou encore le fait d’accueillir des espèces à répartition restreinte qui bénéficie de ce site pour une des phases de leur cycle de vie.

Pour pouvoir mener à bien l’identification de certains sites en ZICO, il est ainsi nécessaire de réaliser un inventaire ornithologique actualisé ainsi qu’une estimation des populations des espèces d’oiseaux observées sur le territoire. C’est dans ce cadre que la LPO France, en collaboration avec la Réserve Naturelle Nationale de Saint-Martin, a fait appel à un expert ornithologique afin de réaliser une mission de 3 mois sur l’île permettant de répondre à ces besoins.

Portail Faune-Antilles

Des enjeux importants

Cette mission présente divers objectifs :

  1. Faire l’état des lieux des connaissances sur l’avifaune de Saint-Martin

Pour cela, notre expert réalisera une liste actualisée des oiseaux de Saint-Martin et du Banc d’Anguilla. Il utilisera notamment les données existantes (eBird, iNaturalist…), consultera les ornithologues locaux et les structures environnementales de l’île, effectuera des recherches bibliographiques et réalisera ses propres observations sur le terrain. Il tentera également d’évaluer l’abondance des espèces présentes.

  1. Centraliser les données et alimenter le portail Faune-Antilles

Le portail Faune-Antilles est un nouveau portail de sciences naturalistes participatives qui regroupe les données de faune transmises par tous les publics, du simple citoyen au naturaliste averti en passant par les gestionnaires d’espaces protégés, sur différentes îles des Antilles françaises telles que Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

Un des objectifs de la mission est donc d’alimenter cette base grâce aux observations réalisées sur le terrain mais également d’inciter les acteurs locaux à saisir leurs données pour l’enrichir.

  1. Évaluer le statut de conservation des espèces d’oiseaux de Saint-Martin

L’expert aura pour objectif d’identifier les différents enjeux et menaces qui pèsent sur l’avifaune de Saint-Martin et de réaliser des fiches par espèce prioritaire en fonction de la situation de chacune au niveau local, régional et mondial.

  1. Identifier les sites prioritaires pour l’avifaune à Saint-Martin

L’objectif final de cette mission sera l’identification de certaines zones importantes pour la conservation des oiseaux. Cela passera par l’identification de certaines espèces déterminantes, l’identification des sites prioritaires et l’évaluation des enjeux et menaces potentielles pour chacun des sites identifiés.

Ibis falcinelle – Imran SHAH
Rencontres et échanges autour du nouveau portail naturaliste Faune-Mayotte !
Le 2 décembre, le GEPOMAY a organisé une matinée de présentation sur la nouvelle plateforme de sciences participatives Faune-Mayotte au Pôle d’Excellence Rural à Coconi. L’occasion de présenter l’outil, l’application et les enjeux associés mais également d’effectuer le second comité de validation du portail.
Comité de validation Faune-Mayotte – GEPOMAY

Un bon démarrage pour Faune-Mayotte

Ouvert depuis septembre 2022, le portail compte déjà près de 80 observateurs inscrits et plus de 1200 observations transmises dont 87% de données d’oiseaux.

Côté validateurs, plus de 20 membres sont inscrits et participent à la validation des données transmises sur la plateforme Faune-Mayotte.

Au total, 17 personnes ont répondu présent à cette matinée de présentation et d’échanges autour du portail Faune-Mayotte dont certaines représentantes de structures telles que le Conservatoire du Littoral, le Parc naturel marin de Mayotte, les Naturalistes de Mayotte, l’Établissement Public National de Coconi, la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Mayotte, le bureau d’étude Eco-MED Océan Indien, l’Association Mangrove Environnement (AME), le Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA), le comité français de l’UICN, le GAL nord et centre de Mayotte, la Communauté de Communes du Sud de Mayotte (CCSud) et Jardin de M’tsangamouji.

Utilisation de l’application sur le terrain – Mariane HARMAND/GEPOMAY

Un nouvel outil en faveur de la biodiversité mahoraise

En septembre dernier, la LPO et le GEPOMAY dévoilaient une toute nouvelle plateforme naturaliste en Outre-mer. Après l’émergence de Faune-Guyane, Faune-Reunion et Faune-Martinique dans le cadre du projet européen LIFE+ CAP DOM, mené de 2010 à 2015, la plateforme Faune-Mayotte voit ainsi le jour dans le cadre du projet européen Life BIODIV’OM.

Faune-Mayotte est ainsi le tout nouveau portail de sciences naturalistes qui permet à toute personne de transmettre les observations de terrain, depuis son smartphone en direct via l’application NaturaList (Google StoreApple Store) ou sur son ordinateur via le site web www.faune-mayotte.org. Oiseaux, reptiles, amphibiens, mammifères, insectes, c’est toute la faune mahoraise qui peut désormais intégrer ce nouveau portail. Toutes ces observations ont pour but d’être utilisées afin d’améliorer les connaissances des espèces et d’assurer la mise en place d’actions de protection et de gestion efficaces en faveur du patrimoine naturel.

Présentation de Faune-Mayotte – GEPOMAY

Le comité de validation

Chaque donnée est validée par des experts naturalistes spécialisés dans la faune mahoraise, bénévoles ou partenaires du projet tels que le GEPOMAY pour les oiseaux. Sans ces validateurs, le portail ne pourrait donc pas fonctionner : il est primordial d’identifier des validateurs investis et de se réunir régulièrement pour assurer le suivi régulier des données.

Faune-Mayotte compte déjà près de 80 observateurs inscrits et plus de 1200 observations

 

A la recherche des Tuit-tuit avec les écodélégués du projet « Endemic@s »
Dans la continuité d’un projet pédagogique débuté l’an passé avec 4 établissements scolaires de la ville de Saint Denis (3 collèges et 1 lycée) et en collaboration avec un établissement des îles Canaries, les enseignants ont voulu sensibiliser leurs élèves à l’endémisme.
Les élèves prêts à partir à la rencontre du Tuit-tuit – SEOR

Pour cela, les professeurs ont proposé aux éco délégués de chaque établissement (14 élèves) de travailler sur le Tuit-Tuit, emblème de la biodiversité et de l’endémisme à la Réunion.

Après une première animation en classe réalisée par un stagiaire de la SEOR dans le cadre de sa formation, Owen Sautron, afin de transmettre les connaissances sur l’Echenilleur de la Réunion, les menaces potentielles et son habitat, les élèves ont pu participer à un salon à la NORDEV : « Ambition Planète ». Plusieurs stands ont donc été tenus par les élèves afin de présenter le projet « Endemic@s » et le Tuit-Tuit aux 2000 autres éco délégués de l’île de La Réunion.

Stand sur le Tuit-tuit – SEOR

L’aboutissement de ce projet s’est concrétisé par une sortie avec les agents de la SEOR dans la forêt de la Roche Ecrite sur deux jours et en bivouac afin d’être au plus près des Tuit-Tuit. Ce fut l’occasion pour les écodélégués d’observer l’ensemble des oiseaux de la forêt de La Réunion et bien évidemment d’entendre et de voir le Tuit-Tuit dans son habitat.

Sortie à la Roche-Ecrite – SEOR
Présentations des résultats sur le Crabier blanc au Zimbabwe lors du PAOC
Du 21 au 25 novembre 2022 se déroulait à Victoria Falls, au Zimbabwe, un congrès international sur l’ornithologie, le Pan African Ornithological Congress (PAOC). A cette occasion, le GEPOMAY a participé à l’évènement pour présenter les résultats du projet Life BIODIV’OM sur la préservation du Héron Crabier blanc à Mayotte.
Photo de groupe lors du PAOC15

15ème édition du Pan-African Ornithological Congress

Le PAOC est un congrès qui se tient tous les 4 ans et qui réunit des centaines d’ornithologues amateurs et professionnels.

Cette année, cette 15ème édition a réuni près de 300 participants de 69 pays différents dont 33 pays africains durant laquelle près de 220 présentations ont été effectuées.

Cet évènement a pour objectif de poursuivre l’étude des oiseaux africains, de promouvoir la préservation des oiseaux africains et de leurs habitats en tant que partie intégrante du patrimoine et des écosystèmes africains, de favoriser l’appréciation des oiseaux et la discussion de ceux-ci en relation avec les humains, et de partager et valoriser les connaissances sur les oiseaux d’Afrique par le biais de réunions internationales appropriées (Congrès) et de publications (Actes des congrès).

Emilien et Steeve du GEPMAY lors du PAOC15 – GEPOMAY

Zoom sur les actions mises en place à Mayotte sur le Crabier blanc

A Mayotte, le GEPOMAY agit en faveur du Crabier blanc, un petit héron qui se reproduit sur 4 îles au monde : Madagascar, Mayotte, Aldabra et Europa. Certains individus non reproducteurs sont observés en Afrique de l’Est et Centrale mais il reste encore à savoir d’où ils viennent et où ils iront.

Ainsi, après 4 ans de mise en œuvre d’actions dans le cadre du projet Life BIODIV’OM, le GEPOMAY a effectué deux présentations lors du PAOC15 dont l’une porte sur les missions d’équipements télémétriques de 15 individus de Crabiers blancs (une première mondiale) et l’autre sur l’étude de la lutte contre les rats et son efficacité sur la reproduction de l’espèce. Un poster a également été effectué sur ce dernier sujet pour valoriser les résultats.

Présentation des actions de lutte en mangrove – GEPOMAY

Retrouver le poster en anglais ici

Les échanges réalisés lors de ce congrès ont permis de donner des idées aux différents acteurs de la recherche et de la conservation des oiseaux sur des actions à mettre en œuvre dans les différents pays, et de réfléchir sur des axes de collaboration. Cela a notamment été le cas entre le GEPOMAY et Asity Madagascar concernant les actions à mettre en place au niveau régional pour améliorer les connaissances sur le Crabier blanc et mieux le protéger.

Le congrès a également été l’occasion de réaliser une réunion du groupe de spécialistes des hérons, dont le GEPOMAY est membre, afin de discuter sur les prochaines stratégies et plans d’action à adopter dans les prochaines années. Enfin, ce congrès a également été l’occasion pour le GEPOMAY d’échanger avec d’autres partenaires Africains, Indien, Asiatiques et Australiens sur les actions du LIFE BIODIV’OM et de nouveaux partenariats se sont créés. De nombreux points positifs pour la conservation de l’espèce.

Réunion d’échanges pour le Heron Specialist Group – GEPOMAY
Le LIFE BIODIV’OM au Festival de Ménigoute et Montier-en-der
Au cours du mois d’octobre et novembre 2022, la LPO a participé au Festival international ornithologique de Ménigoute (FIFO) ainsi qu’au Festival international de la photo animalière et de nature à Montier-en-der. A cette occasion, des présentations sur l’avifaune des Outre-mer ont été réalisées permettant ainsi de valoriser l’avancée des actions du projet Life BIODIV’OM.
Expositions Outre-mer et LIFE à la mairie de Ménigoute – Florent BIGNON/LPO

Valorisation des expositions ultramarines et conférences

Au cours du Festival de Ménigoute, l’exposition du Life BIODIV’OM ainsi que la nouvelle exposition sur la biodiversité ultramarine et les actions de la LPO en Outre-mer ont été affichées durant toute la durée du festival au sein de la Mairie de Ménigoute, site central du festival, permettant de toucher un grand nombre de visiteurs.

De nombreux magazines Oiseau Mag Junior LIFE BIODIV’OM ont également pu être distribués lors du Festival de Montier-en-der, permettant de sensibiliser les plus jeunes à la protection de la biodiversité ultramarine.

Enfin, les conférences sur l’avifaune ultramarine ont permis de sensibiliser près de 80 personnes aux actions de la LPO en Outre-mer.

Conférence sur les oiseaux des Outre-mer au festival de Ménigoute – LPO