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Protégeons la biodiversité menacée des Outre-mer
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Collaboration entre Saint-Martin et Saint-Barthélemy

En avril 2021, un agent de l’Agence Territoriale de l’Environnement de Saint-Barthélémy est venu à Saint-Martin accompagné les équipes de la Réserve Naturelle Nationale de Saint-Martin lors d’une session de protocole scientifique en mer afin d’être formé à la méthode de la PCC.

Participation et formation de l’ATE par l’AGRNSM © AGRNSM

Toute première mission de réplicabilité

Dans le cadre du projet LIFE BIODIV’OM, les actions mises en place permettent aux différents partenaires d’acquérir de nombreuses connaissances et compétences en faveur de la biodiversité. Afin d’accroitre l’impact positif de ces actions, le projet prévoit la réalisation de missions de réplicabilité dans le but de former des structures supplémentaires sur de nouveaux territoires.

A Saint-Martin, l’Association de Gestion de la Réserve Naturelle de Saint-Martin (AGRNSM) a mis en place un protocole scientifique novateur basé sur la méthode PCC dans le but de capturer des post-larves. Cette méthode permet d’identifier les espèces de poissons présentes dans les eaux de Saint-Martin et ainsi d’en apprendre davantage sur les processus de colonisation larvaire, notamment du Mérou de Nassau et du Mérou géant, espèces mondialement menacées.

En avril 2021, la Réserve Naturelle de Saint-Martin a lancé la toute première mission de réplicabilité du LIFE BIODIV’OM en invitant un des agents de l’ATE de Saint-Barthélémy a participé à une session. Deux autres agents de l’ATE seront également présents aux prochaines sessions organisées par l’AGRNSM. Cette technique d’inventaire pourrait ainsi à terme être utilisée sur Saint-Barthélémy.

Utilisation du dispositif lumineux dans le cadre de la PCC © AGRNSM

La méthode PCC

La PCC (Post-Larval Capture and Culture) est une technique innovante de prélèvement en mer et d’élevage en milieu artificiel de post-larves marines. La PCC consiste à prélever les post-larves présentes dans l’océan avant qu’elles ne subissent cette forte mortalité et à les élever jusqu’à des stades plus avancés afin de les relâcher et de renforcer les populations de poissons dans le milieu naturel. Cette méthode permet également de connaitre l’identité des espèces et la période à laquelle elles s’installent dans les eaux côtières.