Menu
Protégeons la biodiversité menacée des Outre-mer
18%

Comment remplacer l’Acacia mangium ?

Le 28 juin 2019, les équipes du GEPOG ont effectué une rencontre au sein des locaux de la DEAL dans le but d’acquérir des connaissances afin de sélectionner les espèces de plantes locales qui pourraient remplacer l’espèce exotique envahissante, Acacia mangium, ciblée par des actions de lutte dans le cadre du Life BIODIV’OM.

Avancée d’une ligne d’Acacia mangium sur un milieu ouvert © Anna STIER

L’Acacia mangium

L’Acacia mangium, originaire d’Australie, Indonésie et Papouasie Nouvelle-Guinée, a été introduit dans les années 80 pour la revégétalisation des sites miniers. Par sa croissance rapide et sa capacité à transformer les sols, l’espèce menace les savanes et plus généralement les milieux ouverts en provoquant la fermeture du milieu. De plus, sa litière est difficilement dégradable et empêche la réinstallation des espèces indigènes.

Actuellement, l’espèce figure parmi les espèces invasives les plus problématiques de Guyane.

Les usages actuels

L’Acacia mangium a été utilisé depuis des années dans le but d’enrichir le sol en azote, d’obtenir de l’ombrage chez les particuliers et de réaliser des haies. Ses capacités à croître sur des sols pauvres, acides et inondés ont encouragé l’utilisation de l’espèce.

Actuellement l’espèce est également utilisée par les populations pour la production de bois de chauffe et de construction, la protection contre le vent et le soleil, la création de coupes-vue, la restauration de sites dégradés, l’alimentation animale et  en tant que pulpe à papier.

Etant donné les actions de lutte contre cette espèce largement utilisée par les populations, une des actions du Life BIODIV’OM consiste à identifier une liste d’espèces locales capables de remplacer l’Acacia mangium et de fournir les mêmes usages.

Les acteurs de cette rencontre

Au cours de cette réunion, plusieurs acteurs ont permis d’enrichir les échanges tels que plusieurs représentants de la DEAL, des botanistes du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN), de l’ONF et de l’association SEPANGUY, ainsi que des représentants de la Chambre d’Agriculture, des Mairies de Rémire-Montjoly et Matoury, du Parc Naturel Régional (PNRG), de l’Unité Mixte de Recherche EcoFoG ainsi qu’une Paysagiste indépendante.

En l’espace de deux heures, une première proposition de 18 espèces est ressortie des réflexions.

www.savanes.fr