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Protégeons la biodiversité menacée des Outre-mer
13%

Moqueur gorge blanche

22%

Fiche espèce

  • Territoire du Life: Martinique
  • Nom latin: Ramphocinclus brachyurus
  • Statut: Endémique des Petites Antilles
  • Statut de menace (UICN): En danger d’extinction (EN)
  • Alimentation: Insectes, Graines, Baies, Larves
  • Comportement: Peu craintif
  • Habitat: Forêt sèche de la Presqu’île de la Caravelle
  • Etat des populations: 200 à 400 individus (Martinique)

Nos objectifs

30% de réussite de
jeunes à l’envol
Mise en place d’un
corridor écologique
1 Brigade
« Moqueur » pour
pérenniser les actions
8 ateliers de concertation
10% de changement de pratiques

Les menaces

La perte d’habitat :

L’espèce est cantonnée sur une parcelle d’environ 5km² de quelques espaces boisés, isolés du reste des peuplements forestiers à l’ouest de la Presqu’île du fait de la présence de parcelles agricoles empêchant l’extension des habitats de l’espèce.

Prélèvement du support végétal :

Traditionnellement en Martinique, la pêche à la nasse se pratique à l’aide de casiers aux formes variées, généralement constitués d’une armature en bois ou en fer à béton, ainsi que d’un en grillage métallique. Le bois utilisé correspond à de petites branches de faible diamètre, parfois prélevées dans certaines zones boisées de la Presqu’île de la Caravelle. Or, dans cet espace, ces supports végétaux sont aussi le support privilégié du Moqueur gorge-blanche pour la construction de son nid. Afin de maintenir la reproduction de cette espèce, il est important de concilier cette activité économique et la préservation des sites de nidification.

Espèces exotiques envahissantes :

Le Rat noir et la Petite mangouste indienne, introduites par l’Homme, sont les deux espèces prédatrices majeures du Moqueur gorge-blanche. D’autres espèces telles que le Chat sauvage ou l’Opossum commun représentent également des menaces importantes.

Les actions

Lutte contre les prédateurs :

Un dispositif participatif de lutte contre les prédateurs par le biais de Brigades « Moqueur » composées de bénévoles formés interviendra sous l’encadrement de salariés du PNM.

Concilier activités économiques et préservation :

Une méthode alternative de construction de nasse sera développée lors des concertations avec les professionnels de la pêche.

Création de corridors écologiques

Des zones naturelles de passage seront créées suite aux concertations menées avec les agriculteurs locaux afin de permettre la circulation entre des territoires occupés par l’espèce.

L'expert

Thomas ALEXANDRINE Gardien de l’environnement dans la RNN de la Presqu’ile de la Caravelle Depuis combien de temps est-ce que vous travaillez sur l’espèce ? Depuis cinq ans. Comment est-elle perçue par la population locale ? L’espèce est peu connue de la population. Pourriez-vous donner un détail amusant sur cet oiseau ? Certain habitants vivant à proximité du moqueur à gorge blanche l’appellent le « roi bwa » (le roi des bois) parce qu’il a tendance à « dicter sa loi » aux autres oiseaux, à les dominer. Comment a évolué la population du Moqueur gorge blanche depuis que vous la suivez ? Quels sont les chiffres aujourd’hui ? Avant mon arrivée, on comptabilisait environs 200 adultes nicheurs sur la réserve naturelle de la Caravelle. Les dernières études tendent à montrer que la population est soit stable, soit en légère augmentation. Quelles sont les menaces et causes de sa disparition ? La première cause de la disparition de l’espèce est la réduction de son habitat. Cette réduction est due à l’installation de l’homme sur les forets littoral, là où vit le moqueur. Aujourd’hui, les menaces sont toujours l’humanisation du littoral, les espèces nuisibles telles que les rats, la mangouste mais aussi l’Opossum commun (Didelphis marsupialis) ou les chats sauvages qui attaquent surtout les nids et les juvéniles. Qu’attendez-vous du programme Life BIODIV’OM  par rapport à la conservation de l’espèce ? Nous souhaitons mettre en place les outils de lutte contre les prédateurs du Moqueur gorge-blanche et lui permettre de recoloniser les forêts littorales de notre île.