Menu
Protégeons la biodiversité menacée des Outre-mer
45%

La Réunion : focus sur sa Zone Humide d’Importance Internationale !

En février, les zones humides sont mises en avant afin de sensibiliser le grand public à leur importance pour l’Homme et la biodiversité. Le 2 février 1971, 171 pays dans le monde ont signé la convention RAMSAR, aussi appelée « Convention relative aux zones humides d’importance internationale » dont l’objectif est d’assurer la conservation et l’utilisation durable des zones humides, en engageant les pays à enrayer leur dégradation ou disparition.

En France, 50 sites ont été labellisés RAMSAR, et ainsi reconnus comme zone humide d’importance internationale. En ce mois de février, partons à la découverte du site RAMSAR de l’île de La Réunion.

Étang de Saint-Paul © Céline Aimée Hoarau

L’étang de Saint-Paul

Localisées à l’ouest de La Réunion, au sein de la commune de Saint-Paul, ce site RAMSAR d’une superficie de 495 ha, géré par la Réserve Naturelle Nationale de l’Etang de Saint-Paul, est le plus grand étang littoral des côtes réunionnaises et la plus grande zone humide de l’archipel des Mascareignes. Cet étang a notamment la particularité d’être la plupart du temps isolé de la mer par la présence d’un cordon dunaire qui obstrue son embouchure.

Sa richesse réside d’espèces végétales typiques des zones humides, comme les papyraies, les typhaies, les prairies hygrophiles et les reliques de sub-mangrove mais également par l’utilisation de cet écosystème par de nombreuses espèces de poissons et d’oiseaux et pour certaines espèces menacées qui y trouvent un lieu de nourrissage, de repos et d’alimentation. 30% des espèces animales inventoriées au sein de la RNN Etang de Saint-Paul présentent à ce titre une valeur patrimoniale forte.

Papangue femelle © Manondebray

25 espèces d’oiseaux y ont d’ailleurs été recensées dont 12 nichant au sein même du site comme le Busard de Maillard (Circus maillardi), appelé localement Papangue. Le Héron strié (Butorides striata) est un oiseau qui visite régulièrement le site comme certaines espèces de limicoles : le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), le Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea) ou le Gravelot de Leschenault (Charadrius leschenaultii).

Héron strié (Butorides striata) © JJ Harrisson

Un site fragile

Le site se trouve en plein cœur de la ville de Saint-Paul et subit donc l’impact direct des activités humaines à proximité. Le déversement de certaines eaux usées et la présence d’activités agricoles menacent le site ainsi que l’envahissement par des plantes exotiques envahissantes comme la jacinthe d’eau, la laitue d’eau, l’encens, la liane papillon ou le tamarin d’Inde qui entrainent une perte de la biodiversité sur le site.

Envahissement du lac de Gaschet par la Jacynthe d’eau en Guadeloupe © Olivier Watté aka Mr Hackquarium