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Protégeons la biodiversité menacée des Outre-mer
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Les suivis scientifiques au service de la gestion

Depuis mai 2020, le GEPOG accueille Noémie SALIBA en dernière année de DUT génie biologique option génie de l’environnement à l’IUT de Digne-les-Bains pour réaliser un stage de 4 mois et se concentre sur le volet visant la gestion concertée et durable du Mérou géant en Guyane française.

Suivi scientifique sur le Mérou géant © GEPOG/RNN CONNETABLE

Des résultats d’étude primordiaux

La bonne gestion des ressources marines devant se baser sur un niveau de connaissance suffisant sur les espèces, Noémie réalise donc le bilan des études scientifiques menées sur le Mérou géant en Guyane. Elle a dans un premier temps rédigé la synthèse des méthodes utilisées et des résultats obtenus lors du travail de thèse de C. Artéro (entre 2010 et 2014) sur le Mérou géant en Guyane et qui avait pour objectif de décrire la biologie et l’écologie de l’espèce.

Ainsi, plusieurs fiches décrivant les travaux seront bientôt disponibles en ligne (marquage externe, suivi par balises satellites, prélèvements de gamètes, etc.). En collaboration avec Jules Chiffard, biostatisticien à Montpellier, elle analyse aussi plus de dix ans de données scientifiques collectées sur le Mérou géant par la méthode de CMR (Capture-Marquage-Recapture). Son objectif est d’étudier la tendance démographique de la population de Mérou géant en Guyane et de déterminer l’efficacité de la méthode CMR dans notre contexte. La base de données comprend plus de 800 mérous marqués sur 4 principaux sites de pêche.

Des outils concrets

Au terme de son stage, elle produira un rapport qui comprendra l’ensemble de son travail ainsi que des orientations pour la poursuite d’actions et la mise en place de protocoles scientifiques pour répondre aux questions nécessaires à la bonne gestion de l’espèce en Guyane.

Parallèlement, elle assure la compilation des chartes de pêche de plaisance et des textes réglementaires qui encadrent cette pratique pour envisager la réalisation d’un guide de bonnes pratiques.

Noémie SALIBA