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Protégeons la biodiversité menacée des Outre-mer
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Un drone pour limiter l’impact des prédateurs sur le Tuit-tuit !

Dans le cadre du Life BIODIV’OM, les agents de la SEOR et du Parc national de la Réunion, bénéficiaire associé du Life, accompagnés des équipes de l’entreprise Drone Tech ont testé pour la première fois le protocole « Dératis’air » dont l’objectif est de contrôler les populations de rats dans les zones difficiles d’accès pour l’Homme.

Premier test du protocole « Dératis’air » © SEOR

Dératis’air

L’Echenilleur de La Réunion (Lalage newtoni), localement appelé Tuit-tuit, est présent au sein du Massif de la Roche-Écrite, dans des zones accessibles à l’Homme mais également sur des zones d’accès difficile sur lesquelles il est impossible de déployer les méthodes classiques de gestion des rats qui le menacent.

Aussi, une méthode par voie aérienne a été développée avec l’entreprise Drone Tech afin de dératiser les zones inaccessibles à l’Homme à l’aide d’un drone. Des plans de vol programmés sur la zone de reproduction du Tuit-tuit seront suivis par un drone qui larguera du raticide sur le site pour limiter la présence des rats et ainsi l’impact sur les nids de Tuit-tuit.

Le Test

Pour le test, un plan de vol a été préparé par la SEOR et programmé par Drone Tech pour dératiser sur une surface de 4 ha avec une charge de 2 kg par ha. Les autorisations préalables ont été obtenues auprès du Parc national de la Réunion et de l’ONF.

Suite à un problème technique, seul un vol sur une ligne de 180 m a pu être réalisé. Sur cette distance, le trajet défini a alors été suivi de manière précise par le drone, et le raticide a été largué régulièrement, comme prévu. D’autres vols ont été réalisés pour observer le largage des blocs, la rapidité du drone à parcourir une distance donnée, la hauteur de vol, etc.

Ce test a ainsi permis de confirmer la faisabilité et la fiabilité de la dératisation par drone en milieu naturel. Cependant le passage d’une phase prototype à une version finale rendra l’ensemble drone/largueur plus exploitable opérationnellement.

En 2020, le déploiement effectif de ce système devrait permettre de dératiser 135 hectares de zone non accessible par drone, pour atteindre un objectif de 344 hectares en 2023.